Les bobettes perdues

J’suis sorti au bar. Mes jambes pis ma minoune étaient faites. Jetais prête. Prête à séduire l’amour grâce à un sourire teinté de sagesse bourgogne entre deux coupes de rouge.

La soirée avançait. La bouteille descendait. Ma confiance grandissait pis mon inhibition disparaissait.

Quand il m’a agrippé par le bas, sans grande délicatesse, pour me dire qu’il me trouvait bin cute, veut-veut-pas, y’était mon élu pour à soir. Y’était l’heure où il commence à être tard pis que mon bon jugement déclenche pu l’alarme annonçant que je suis en train de vivre de quoi de bizarre pis que je devrais aller retrouver mes amies.

Fac je suis resté là.

Y’était pas rapport. Y’était maladroit. Pis j’aimais bin ça. Faut dire qu’il avait profité des mêmes deals sur l’alcool que moi toute la soirée pis je voyais bien qu’il avait les facultés affaiblies lui aussi. Ça se voyait juste par la structure de ses phrases qui faisaient pas de sens. Soit y’était chaud, soit il jouait au hockey. Je lui ai laissé le bénéfice du doute pis j’ai osé croire qu’il était chaud. J’espérais que la longueur de ma jupe soit inversement proportionnelle à celle de sa graine pis j’allais sans doute en oublier son mauvais français.

Ça fait que, je laisse le mystère s’installer pis j’le ramène pour la soirée en priant de ne pas m’être trompé. J’étais loin de me douter de la tournure que notre performance allait pogner.

Sans entrer dans tous les détails, disons que nos ébats se sont écourtés au moment où il m’a tassé pour tout arrêté. Sans explications, il s’est excusé pis s’est éclipsé dans le salon. Je l’attendais. Pis c’était long. Toute nue. La lumière allumée. Au milieu du lit. J’ai dû faire un constat: il reviendrait pas. Je me suis dit que j’essayerais de comprendre demain. À soir, ça servait pu à rien.

Là où le fun commence, c’est quand je me réveille le lendemain matin pis qu’entre temps il est réapparu à ma droite. Il est là à se demander, paniqué, où sont passé ses bobettes. Le gars comprend rien. Il sait pas il est ou. Il sait pas j’suis qui. Pis même si je lui demandais ce qui s’est passé hier, y’en a aucune idée, il sait même pas pourquoi il est déshabillé. J’vais pas insister, y’a l’air assez gêné.

Ok! Il m’avait pas abandonné en pleine performance comme je m’étais imaginé. Mais un mystère demeure. Où était-il passé? Ça pas été long qu’on a eu réponse à nos questions en faisant un tour de la maison. Je voulais des explications. Y’en a donné plus que le client en demande. J’ai même su ce qu’il avait mangé dans la dernière année. Le dude avait fait des petits régurgis semi-essuyés sur l’ensemble de la superficie de ma céramique en laissant le plat de résistance sur mon tapis de douche.

La queue entre les jambes, les intestins dans ma salle de bain, avec son peu de dignité restante, il était décidé à s’en aller sans se retourner…quand il a pris son courage pour me demander : scuse, tu pourrais tu aller me porter?

Après avoir ri de lui de façon abusive avec mes amies, elles l’ont affectueusement appelée M. Vomi.

Ps: On a trouvé ses bobettes. Il avait torché mes murs avec.

Il m’a assez diverti faut croire, parce que j’y ai récemment réécrit. Il me doit bien un nouveau tapis. Mais ça, c’est une autre histoire.

people-2558290_1920

Publicités

Ta graine me satisfait pas

Trop souvent on m’a dit qu’on allait garder une relation de surface, on me prévenait qu’on allait pas s’attacher, qu’on allait pas se caser pis qu’on allait surtout pas s’aimer. On m’a demandé si ça me convenait, parce que t’sais, toute façon on était pas rendu là. J’avais déjà un pied dans la porte, toute excitée, avec l’envie de me lancer, fac oui, sans hésitation, je disais que c’était parfait. Beau défi. J’accepte le compromis. Anyway, je vais faire avec, c’est ça ou rien. Pis j’avais le goût de «ça». Fac on rédige le contrat, on se serre la main pis on verra bin comment ça se passera.

On se faisait l’amour sans amour. On apprenait à se connaitre sans chercher à se connaitre. On se partageait nos journées sans se partager nos vies. On trouvait le temps sans prendre le temps. Mais le temps, qu’on le prenne ou non, il avançait tranquillement. Pis on devenait distant de plus en plus souvent.

Je refusais de voir que j’aimais pu ça autant qu’avant. Mais comme si rien était, on continuait pis je m’accrochais. Sauf que j’ai compris que j’étais prête pis tu l’étais pas. Que j’aurais de la peine pis que t’en aurais pas. Je voulais pas avouer que depuis le début, le deal que j’acceptais, c’était pas vraiment ce que je voulais. Je faisais comme si notre relation sans émotion me satisfaisait pis je me pensais forte parce je tolérais ça. Ça me tuait chaque fois qu’on parlait de nos visions de l’avenir qui différeraient mais je voulais pas affronter le moment où je te dirais que j’étais pu bien dans ce qu’on était. Jusqu’à temps que je remarque que chaque jour où j’ignorais ce sentiment de vide, je m’aimais un petit peu moins en tant qu’humain. Je me négligeais, je m’oubliais pour honorer notre contrat. Je laissais de coté mon amour-propre pour prouver à toi autant qu’à moi, que j’étais capable d’endurer ça. Après tout, c’est moi qui l’avais voulu. Fallait bin que je me rende jusqu’au bout. Mais je culpabilisais tellement de pas être en mesure de te donner pleinement et simplement ce que tu voulais. J’étais prête à me conformer à tes besoins en abandonnant les miens. Maudit que c’est malsain. Comment je me rendais compte de rien.

J’ai finalement compris que ce qui demandait le plus de courage, c’était pas de me taire et de me contenter de la liaison superficielle qu’on avait. C’était d’y mettre un terme et de m’avouer que je voulais plus que ce qu’on m’offrait.

Fac aujourd’hui, je te le dis.

Non, je suis pas comblée par ta graine. J’en veux plus.

Je mets fin à mon engagement. Pis je devrais pas me sentir faible pour autant.

Bye là.

Je braillerai pas aujourd’hui

Je crois que le bonheur se divise en deux types. Il y a l’éphémère, le court terme. Celui qu’on choisit sans penser aux conséquences, sur le vif de l’émotion, selon l’envie du moment. Celui quand on se gâte, quand on mange sans avoir de remords, quand on boit sans penser au lendemain, quand on se fait plaisir peut importe ce que les autres auront à dire, quand on écoute nos désirs en ignorant notre conscience, quand on s’investi sans réfléchir.

Et il y a celui qu’on planifie, le long terme. Le bonheur qui est récolté longtemps après l’avoir semé, celui qu’on entretien au quotidien malgré tous les soins dont il a besoin. Quand on fait ce qui est bien, quand on agit dans un but précis, pour une bonne raison, pour l’avantage qui s’en suit oubliant tout le temps qu’on y investi.

Dans le même ordre d’idées, il y a deux types de relations. Celle basée sur les petits bonheurs à chaque matin, au jour le jour. La relation dans laquelle tes amies te voient aller et qu’elles savent que ça va mal virer. Mais tu ne veux pas les écouter. Tu fais spontanément ce qui te tente en te fermant les yeux sur ce qui risque d’arriver.

À l’inverse, il y a l’autre genre de relation basée sur les rêves face à l’avenir, sur les discussions qui parlent d’un futur heureux, sur les projets pour plus tard impliquant un monde à deux. La relation qui place ses cartes avant de commencer pour être certain de ne pas se faire déjouer une fois trop impliqué.

Y’a longtemps j’ai choisi de vivre intensément sans penser à ce qui m’attend. Parce que je crois pertinemment que si on planifie notre bonheur, on prend le risque de l’attendre trop longtemps. Et quand l’avenir est incertain, aussi bien l’oublier et profiter de ce qu’on a entre les mains. Pourquoi s’en faire maintenant si pour le moment tout va bien.

Au pire, on pleurera demain.

En attendant, laisse-moi en profiter comme si y’avait pas de lendemain.

C’est mon bonheur. Pas le tien.

Source de l’image : [Calendar par Kaboompics]

Prends-moi pour souper

J’ai vu un couple manger en silence ayant comme seuls échanges des questions anodines, répétitives, vide d’intéret.

« C’est bon hein? C’est tu la même sauce que d’habitude? » 

Pas de questions sur leur journée. Pas de commentaires sur leur états d’esprit. Pas de projets pour plus tard. Juste des bruits de fourchettes qui crissent au fond de l’assiette. Je les regardais vivre en laissant les minutes passer comme si elles allaient venir pour toujours, sans qu’on leur donne de sens.

Je me suis promis de ne plus jamais assister à des bruits d’ustensiles le temps d’un souper. Je me suis promis que plus tard, j’allais faire en sorte de trouver une personne qui allait combler mes soupers d’histoires, de débats et de regards. Je veux des soupers remplis de mots, de souvenirs et de rire, des soupers où on en profite, des soupers qui passent trop vite, des soupers avec de la visite. Je veux un complice de vie avec qui chaque minute passée sera souhaitée sans être une obligation imposée par la routine de nos journées. Je veux des échanges de commentaires, de compliments, de réflexions, de communication. Je veux de la passion dans le salon jusque dans dans nos pantalons. Je veux des attentions imprévues pis des rires d’enfants qui grandissent pu. À 22 ou 82 ans, je vais continuer de vivre avec la même personne à mes côtés seulement si elle me fait sentir de jour en jour qu’elle est la meilleure qui puisse en ce moment exister pour m’accompagner au cours de ma vie ainsi qu’à chacun de mes soupers obligés.

Surprend-moi

J’ai peur des grosses peines qui font mal mais je me soucis pas des petits bobos qui t’égratignent juste un peu. Parce que c’est pas si pire un bobo. On les compte pas, on pleure pas pis on s’en fait pas. T’as pas le droit de chialer, tu lui dois rien, lui non plus. C’est jamais sérieux un bobo. Ça arrive n’importe quand, trop souvent, mais c’est nous qui lui avons accordé trop d’attention si ça nous dérange autant. Donc on ferme les yeux sur ça pour avoir l’air indifférent, on continue notre journée en allant de l’avant pis on câllera malade une prochaine fois.

Mais en dedans, ça fait chier. Ça fait chier parce que c’est pas le premier qui t’accroche direct sur le courage émêché. Grandes collisions dues aux coins tournés trop rond, grandes déceptions dues aux relations qui tournent en rond.

T’aimes pas ça les bobos sortis de nul part. Ça surprend souvent. Pis t’as peur de te faire surprendre. Même quand tu regardes ta toast, t’as peur qu’elle te pogne quand tu t’en attends pas. T’as peur qu’on te dévoile des choses que tu t’imagines pas, qu’on te pose des questions que tu connais pas. T’as peur qu’on te force à vive des émotions que tu veux pas, qu’on te fasse sourire quand tu y crois pas pis qu’on t’aime quand tu le sais pas. T’as aussi peur qu’on te déçoivent quand ça te tente pas pis qu’on te flush alors que tu voudrais tout sauf ça.

À coup de bobos trop petits pour pleurer, je me demande si j’ai finalement mérité de bouder. Pis meton que j’ai le droit, j’aurais le gout que ce soit après toi que je puisse me défouler. Pour que tu saches que je voudrais que tu viennes me consoler si je me mettais à mal feeler pour une raison de petit bébé. Je voudrais que ce soit toi qui me dise que ça va bien aller pis que je dois pas m’en faire avec ça. Que tu vas rester là parce que les bobos, tu m’en feras pas.

Fac meton que je te donne le droit.

Surprend-moi avant que ma toast le fasse avant toi.

Sinon je fais mon bébé-làlà

Et si je te prenais au complet

breakwater-379252_960_720-690x459

Je le savais que c’était mal. Que si je me lançais là-dedans, je t’acceptais toi au complet. Toi pis ton passé trouble, toi pis ton humeur changeante, toi pis tes silences pendant des jours sans nouvelles, toi pis tes vagues, toi pis tes comportements que je ne comprends pas, toi pis tes crises existentielles, toi pis tes imprévus quand on doit se voir, toi pis tes excuses qui me font te croire.

Je savais que je me lançais dans quelque chose de gros. Je savais que je ne choisissais pas le chemin facile. Que je ne m’enlignais pas pour la petite vie calme comme un lac miroir au matin. Pour la routine tranquille à chaque lendemain. Pour la même voix qui me répète chaque soir sur la même intonation un bonne nuit chérie sans hésitation.

Je le savais que ce qui m’attendait, ce n’était pas ce dont je rêvais. Pas mon histoire parfaite et sans obstacles. Mais j’ai choisi de foncer les yeux fermés dans ce beau spectacle. Foncer en suivant mon intuition plutôt que ma raison. Foncer en disant oui alors que les autres me criaient non. Foncer pour me prouver que ça en valait la peine.

Je voulais en valoir la peine.

Je voulais patcher tes trous avec mon corps, te redonner la confiance avec mon écoute, pis faire sourire ta face avec mes mots. Je voulais que tes silences me rappellent de ne plus rien tenir pour acquis, que ta présence me donne le goût de dire merci pis que nos chicanes me forcent à comprendre la vie. Je voulais que tes mains soient faites pour aucune autre peau que celle que je suis, que les hauts me fassent oublier les bas pis que tes mots me rassurent quand je ne l’étais pas.

Amour-haine
Rage-désir
Question-passion
Tu vois le genre de relation? Et pourtant, je m’y abandonnais sans hésitation en sachant au fond de moi qu’on était sans mauvaise intention.

Je le savais que c’était mal. Tu le savais que ça me ferait du mal. Que certains matins, tes mains me grafigneraient le dos et que tu dirais pas un mot. Que les jours où tu disparaîtrais subitement me rentreraient dedans sans faire attention à ce que je ressens. Que t’allais parfois rester distant sans m’expliquer ce qui se passe en dedans. Je savais tout ça. Je le voyais qu’il y aurait de la vague, mais je me sentais prête à me lancer à l’eau parce que je croyais que ça pouvait mener à quelque chose de beau.

Je me suis longtemps questionnée à savoir si je voulais me prouver à moi que t’en valais peut-être la peine, à travers le meilleur comme le pire, les joies puis les martyres, ou si je ne voulais pas plutôt te prouver à toi que j’en valais sûrement aussi la peine, que je méritais finalement d’être tienne.

Une chose est sûre, on aurait pu vivre quelque chose de beau en dehors du bateau. Pour de vrai.
T’aurais dû te lancer à l’eau. Au complet.

Moi, je te prenais.
Avec tout ce que ça impliquait.

[Source de l’image : Pixbay Par Currens]

La maison des 3 p’tits cochons

img_0021

Ces derniers temps, je me reconnaissais pas.

Me lève avec un air bête après avoir passé une nuit où je dormais même pas tant que ça. Va a l’école avec la même nonchalance qui s’enligne pas pour aller mieux. Ignore tout le monde parce que je m’en criss, tant pis pour eux. Ecoute pas le prof, j’suis off, je perds mon temps. Quitte au milieu du cours, ça m’intéresse pas, c’est pas important.

Y’avait pu rien de stimulant, pas plus l’école que les amis, ni la famille, le ménage ou bin faire l’épicerie. Rien me tentait. Moi, la fille spontanée qui overreact tellement tout le temps. Celle qui rit trop fort, qui crie trop aiguë pis qui vit trop passionnément pour la plupart des gens. Celle qui accueille ses joies aussi intensément que ses peines, toujours attirée par les extrêmes. J’avais pu le gout. Pis je le remarquais. C’est ça qui me dérangeait. Je me voyais fouttre ma vie à l’envers en garochant tout par terre sans rien faire.

Pis je me demandais pourquoi je me faisais ça. Je comprenais pas.

J’avais mis tellement de temps à me dire que si j’étais toute seule, c’était par choix. Parce que j’avais besoin d’être forte et indépendante, mais que ça se faisait pas en claquant des doigts. Du temps seule pour me bâtir, moi, avant de construire quelque chose à deux, avec toi. Parce que je voulais apprendre à me connaitre avant de m’ouvrir aveuglément à quelqu’un. Parce que je voulais avoir confiance avant de me montrer vulnérable à un petit quelqu’un d’autre. J’avais tellement bûché pour devenir une vraie femme, une vraie fille, une vraie blonde, une vraie toute. Là, je me sentais prête à être vraie. Je m’étais bâti une estime, une force, une vie. Je me sentais assez solide pour partager la cabane je m’étais construit sans que ça s’écroule, sans que ça foutte le camp, sans que ça décriss pis sans que je me décriss aussi.

C’est moi qui avait besoin de ce temps, pis je l’avais pris. Ça m’avait servi. Je m’étais construit.

Comme j’espérais, t’es arrivé au bon moment en me garochant de l’amour à la pelleté. En me pitchant des projets, des futurs plans pis de l’amour. De l’amour en mots, de l’amour en gestes, de l’amour en trop. Trop. C’était trop soudain, trop différent d’avant, peut-être trop vrai, mais trop épeurant pour toi pis moi finalement.

Donc en deux temps trois mouvements, tout fou le camps. Parce que tout à coup, quand je me rapproche d’un nous-deux plus sérieux, je deviens celle qui s’en fait pour rien pis pour toute; qui recule malgré tout le chemin parcouru depuis un boute aussitôt envahis par ses doutes. Au moindre petit coup de vent, je m’écroulais tellement facilement. Je me décevais. Je m’en voulais. Je comprenais pas ce qui m’arrivait.

Mais finalement, j’ai réalisé que mon air bête quand je me levais, c’est moi qui le choisissait. À travers toutes les attitudes que je pouvais adopter, c’est moi qui prenait la mauvaise à porter. Tu choisis un outfit de marde des fois. Bin la face de marde, ça aussi, c’est tes choix à toi. Mes doutes, mes questions pis mes nuits qui tournaient en rond, c’est toujours moi qui les semais, qui les arrosais, pis qui leur mettais de l’engrais. Pis ce que je me suis forgé comme personnalité au fil des années, ça aussi, c’est juste moi qui étais en train de l’ébranlé, y’a pourtant rien de changé pis je devrais pas m’inquiété.

Fac j’me suis réveillé ce matin sans avoir dormi de la nuit, j’ai choisi une face avec outfit adapté, pis je suis retourné faire le ménage dans ma cabane si bien solidifiée mais pourtant tellement encombrée. J’ai dépoussiéré celle que je connaissais, celle que j’étais, par choix, avant toi. J’ai aménagé chaque coin, rempli chaque espace pour me bâtir un monde dans lequel je suis parfaitement comblée sans personne à mes côtés. Pis je t’ai laissé la porte d’en arrière débarrée, si jamais t’as le gout de t’essayer.